Le pic du Midi de Bigorre

Georges, sur la terrasse de l'observatoire du pic du Midi de Bigorre
Georges, sur la terrasse de l'observatoire du pic du Midi de Bigorre

Tout le monde connait le pic du Midi de Bigorre, sa situation et son profil. On le voit de loin, on le voit de partout. Sa silhouette à l’écart des Pyrénées, l’a fait longtemps considérer comme le point culminant de la chaîne. Le général NANSOUTY, compris au XIX ème siècle que l’endroit serait idéal pour y construire un observatoire météorologique et astronomique. Alors pourquoi ne pas partir à sa découverte ?

 

Différentes voies permettent d’en gagner la cime. Il y a bien entendu le téléphérique, mais pour des montagnards ce n’est pas ni élégant ni esthétique, d’autant plus que de nombreux clubs et associations ont manifestés pour avoir un droit d’accès gratuit aux terrasses de l’observatoire en empruntant les sentiers. Un portillon a été posé sur la clôture à cet effet. Un autre itinéraire, un peu plus sportif, consiste à partir de Artigues sur le versant est, depuis l’hôtellerie en remontant le vallon d’Arizes, bien connu en hiver, des skieurs de randos et des raquettistes jusqu’à sa cabane. Mais le plus simple est d’emprunter, depuis le col du Tourmalet 2115 mètres , la piste appelée « Route du pic du Midi », qui conduit jusqu’au parking des Laquets 2637 mètres.

 

Seulement, avons-nous cherché la difficulté en débutant notre randonnée par le versant ouest du col, en laissant notre véhicule dans une épingle à cheveux cotée 1952 mètres. Le sentier est très emprunté et bien visible et possède de nombreux panneaux directionnels. Cet itinéraire file plein ouest en direction en direction du lac Bleu, qui est accessible aussi par la vallée de Lesponne (Bagnères de Bigorre), et ce n’est guère plus loin que nous le quittons pour monter au nord vers le lac d’Oncet (panneau jaune), où, nous laissons à notre droite la Crête du Tourmalet, où longe la piste (à péage ?) et la Montagne LA BONIDA au versant très accentué à notre gauche. Nous montons sur sentier dans les pelouses verdoyantes, parsemées de quelques rochers dans un décor de haute montagne.

 

Nous nous arrêtons un instant au-dessus du lac d’Oncet 2254 mètres, auquel nous n’irons pas. Un sentier monte sur notre droite et rattrape la piste « du pic du Midi ». Cette piste bien large que maintenant nous suivons, nous fait parvenir en peu de temps au col de Sencours 2378 mètres . C’est ici que nous observons un arrêt pour visiter un ensemble de bâtiments en ruines, construits pour accueillir le personnel civil et militaire, les porteurs qui ravita illaient l’observatoire au XIX et début 20ème siècle. La piste gagne rapidement de l’altitude par ses nombreux lacets, en laissant toujours la vision du lac d’Oncet, d’un bleu toujours aussi transparent, tranchant dans le vert de ses pelouses environnantes. Le spectacle n’en est que plus grandiose.

 

Cette piste finit sur un vaste parking aux baraquements abandonnés, vestiges d’un commerce touristique d’un autre temps, où cette route était le seul moyen d’accéder à l’observatoire. A proximité, un grand bâtiment aux pierres apparentes, austère, tombé dans l’oubli, se meurt lentement : l’Auberge des Laquets 2637 mètres. La piste qui encore continue, tombe elle aussi dans l’oubli, ou plutôt donne accès à des rails ( funiculaire ? ) Nous la quitterons car, c’est un petit sentier qui a pris maintenant la relève, sur cette pente orientée nord-est, juste sous l’observatoire, et je peux vous dire que ce sentier s’avère extrêmement pentu et tellement pentu, qu’il m’oblige a m’arrêter souvent, ce qui ne m’empêche pas de poser un regard contemplatif derrière moi.

 

Enfin, après avoir franchi le portillon, l’arrivée sur la terrasse tant attendue, procure une émotion intense, une joie immense, mais seulement cette terrasse ouverte gratuitement aux randonneurs et qui possède un café-bar, mais elle dévoile un fantastique panorama qui va des sommets de l’Andorre à ceux du Pays Basque. Et ils étaient si nombreux qu’il est impossible de les reconnaître et de détailler. C’était un alignement de sommets, de pics, d’arêtes, de pointes acérées s’élançant droit vers le ciel qui s’alignaient, se mêlaient ou s’entrechoquaient. Le spectacle qui s’offrait à nous, grandiose semblait irréel, et le regard ne savait où se poser. Il n’y avait personne autour de nous, la terrasse pour nous seuls, alors nous profitons de cette accalmie pour poser nos sacs sur les marches métalliques afin de se restaurer. Après avoir consommé au café de la terrasse, l’heure de la descente avait sonné et nous avons repris le même chemin pour ce retour, sauf que nous avons négligé le passage par le lac d’Oncet, mais opté pour la continuité sur la Route du Pic du Midi. Celle-ci nous a fait découvrir le passage de 2 tunnels, dont l’un laissait entrevoir le grandiose massif du Vignemale. Col du Tourmalet 2115 mètres, fin de la piste (pas de péage ). C’est par la route de Barèges, que nous avons regagné le virage où nous avions laissé notre voiture le matin.

 

Le pic du Midi de Bigorre est un fantastique belvédère sur la chaine des Pyrénées accessible à tous les marcheurs et promeneurs en empruntant la « route du pic » , et qui offre des paysages somptueux de haute montagne sans trop d’effort. Allez-y, et vous reviendrez avec des souvenirs inoubliables.

 

Georges.

 

« Le monde ne souffrira jamais du manque de merveilles, mais du manque d’émerveillement ! «